clonage humain : entre fascination et hostilité
La tendance de ces dix dernières années dans les instituts de recherche en génétique, c'est le clonage. Pourtant, pour des questions d'hétique, le sujet reste encore tabou et la plupart des scientifiques se positionnent contre le clonage reproductif
(qui a pour visée d'obtenir un être humain) mais les avis sont plus divers en ce qui concerne le clonage thérapeutique.
Il faut savoir que ce procédé nécessite un grand nombre d'ovocytes
(cellules de l'ADN) et de mères porteuses. Il est en plus très onéreux donc inégalitaire, et l'autoriser aboutirait à la création d'un nouveau marché hautement lucratif lié au clonage et à ses "matières premières" ainsi qu'une mercantilisation du corps. En plus de cela,il y aurais un élitisme de la société avec une sélection des enfants les plus forts et les plus intelligents, de soldats intrépides et infatigables, de savants performants... les postes de pouvoirs pourraient être réservés à des individus conçus pour cela et présélectionnés, ce qui remet en cause la Déclaration Des Droits De l'Homme, celons laquelle tout les Hommes naissent libre et EGAUX.
Le clonage est vus, par certain, comme un moyen d'assurer l'immortalité, pensée beaucoup répandue dans les sectes par exemple, avec un désir fort de résurrection alors que cloner une personne
"sur mesure", privés de son libre-arbitre, consisterait à façonner un être, selon sa propre volonté, en prédéterminant ses caractéristiques génétiques qui sont le fruit du hasard dans la reproduction sexuée. On décidera de tout pour lui, ne serait-il pas alors une nouvelle forme d'esclave ?
Les clones ne doivent pas représenter d'intérêts personnel à rentrer dans l'Histoire en étant le premier à réaliser le clonage d'humain, fantasme à ce jour encore non-réalisé. Et l'être humain ne doit pas être utilisé comme moyen en vue d'une fin, il ne doit pas être instrumentalisé.
La possibilité de créer en différé dans le temps un nouvel être humain
identique à un de ces congénères suite au décès d'un enfant ou d'un
proche par exemple, suscite l'émerveillement. Mais déjà, les jumeaux ont de la peine à trouver leur identité, alors, d'un point de vu psychologique, un être humain obtenu par clonage aurait encore plus de peine. Il ne serait pas lui même, ne serait pas reconnu pour ce qu'il est puisque le clonage aurait pour effet de supprimer la valeur symbolique du corps et du visage humain. Et l'être produit par clonage ne serait pas voulu pour lui même, mais plutôt pour remplacer une autre chose.
Les intérêts financiers seraient considérables, notamment avec le
marché de la reproduction, les brevets des techniques, ce qui permettra aux entreprises de toucher des énormes profits sur toutes les naissances provoquées par son procédé mais il y aurait aussi un danger de trop grande pression économique. En effet, l'économie pharmaceutique viendrait prendre une place croissante dans la reproduction humaine. Il y aurait une véritable compétition entre les laboratoires, ce qui pourrait amener à toutes sortes de dérives sous l'emprise de l'enjeu économique.le clonage serait donc reproduire la vie comme un bien de consommation.
Enfin un argument est que si les recherches sur le clonage humain
devaient aboutir un jour, pourquoi priver la population de nouvelles
thérapies ou des progrès agronomiques ?
Tout simplement car cette manière de reproduction abolirait un élément essentiel au sujet humain : la filiation, l'être humain s'inscrit dans une lignée. Exclure toute lignée serait une perte de l'identité humaine.