LE DESIR

LE DESIR
L’obscur objet du désir

Nous vivons à travers une continuelle projection dans nos désirs. Nous avons conscience de nos désirs, mais seulement dans le sens où nous sommes jetés à la poursuite de leur satisfaction. Nous sentons en nous cette traction du désir, cette inquiétude qu’il provoque ; nous vivons dans cette instabilité que le désir provoque, ballottés par nos désirs et c'est encore ce tiraillement du désir que nous trouvons dans l'agitation de nos pensées. Nous souffrons de nos frustrations et voudrions toujours être là où nos désirs seraient satisfaits, toujours mécontents de ce que le présent nous offre.


Mais être jeté dans nos désirs nous a-t-il jamais appris ce que nous désirons exactement ? Par exemple, l’adolescent qui veut absolument une moto sait-il exactement pourquoi il la veut ? Est-ce vraiment sûr que c’est la moto qu’il désire et pas le gain d’une certaine fierté, d’une assurance devant ses copains, d’un sentiment de force et même de virilité ? Si c’est le cas, cela veut dire qu’il désire en fait une chose pour une autre sans savoir exactement dans quelle direction va exactement le désir.


La difficulté est donc tout d'abord de savoir quel est l'objet réel du désir. Avons-nous donc conscience de l’objet de nos désirs ? Que cherchons-nous à travers nos désirs ?




A. Le besoin comme prétexte


Trivialement, nous pourrions nous entendre répondre que l’on désire ce dont on a besoin et c’est tout ! Dire que le besoin est l’objet du désir est en effet une réponse assez commode, mais est-elle vraiment pertinente ?



B. Le manque comme origine


Comment caractériser alors ce qui fait en propre l’objet du désir ? Tout désir naît d’un manque. On ne désire pas ce que l’on possède, on ne désire que ce qui nous manque. Il faut qu’il y ait la représentation d’un manque pour faire naître l’envie, pour faire naître le désir. Il faut aussi et surtout, que le sujet croit très fermement que l’objet de son désir est l’incarnation de ses attentes. Plus cette croyance est vive et plus le désir est intense. Pour comprendre le désir, il faut discerner avec exactitude la nature du manque qui en est l’origine, car c’est ce manque qui donne au désir son élan et sa valeur.




C. L’expansion comme but


Cependant, une question reste en suspend. Suffit-il pour décrire le désir, de le caractériser à partir du manque ? Le désir, même s’il est lié à la représentation fantasmé d’un manque n’est pas le manque. Ne voir dans le désir que le manque, c'est seulement déceler la négativité du désir. Le manque n’est pas une élucidation satisfaisante du désir, car il ne rend pas justice à la puissance positive et créatrice que contient le désir. Dans le Banquet, le désir n’a pas été conçu par Pénia seule, il porte en lui Poros. Ne peut-on pas aussi voir dans le désir l’expansion d’une Force plutôt que l'expression d'un manque?
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# Posté le dimanche 27 mai 2007 05:11

LA DROGUE

LA DROGUE
EN FINIR AVEC LA GUERRE
À LA DROGUE


J'ai récemment entendu une théorie étonnante. Elle prévoit que la légalisation des drogues entraînerait une augmentation de la délinquance. Il faut bien, expliquent ces observateurs des cités chaudes, que les trafiquants se recyclent. Incapables pour la plupart de trouver des emplois qui financent leur train de vie actuel, ils se tourneraient vers le vol et le racket des beaux quartiers.



Moi je ne suis pas tout à fait de son avis, le marché des drogues a un double effet, bien connu. D'une part, elle rémunère grassement les trafiquants en limitant l'entrée sur leur marché, en les dispensant de tout souci de qualité, en les déresponsabilisant à l' égard de leurs clients et en les défiscalisant. Merci pour eux. D'autre part, cette mise hors-la-loi cause chaque année la mort de milliers d'utilisateurs de produits frelatés, fabriqués sans hygiène et dosés sans consistance. En croyant punir les trafiquants, on les enrichit; en prétendant protéger la santé des drogués, on les tue.


La légalisation totale des drogues mettra fin à ce double scandale. Elles seront fabriquées par des firmes responsables, soucieuses de ne commercialiser que des produits contrôlés en laboratoire, offrant le plus grand plaisir au consommateur pour la moindre toxicité possible.


Les prix alors s'effondreront. Les mafias seront exclues de ce marché. Qui va acheter son shoot à la sauvette alors qu'il peut le trouver chez Carrefour? La prédiction semble donc possible.


Les trafiquants devront se reconvertir. Mais pour imaginer qu'ils le feront dans la délinquance, c'est mal connaître les fondements de ce marché particulier.


Il se partage entre grossistes et détaillants. Les grossistes ne sont pas du genre à cambrioler. Ils retourneront à leurs métiers d'origine, la politique, les casinos, la prostitution, ou s'en inventeront de nouveaux.


Les petits détaillants de la drogue, quant à eux, sont aussi des consommateurs. Sans boutique ni salariés, ils ont quand même un coût fixe qui est celui de leur propre dépendance. S'ils n'ont pas vendu suffisamment de substance pour couvrir leur besoin personnel, ils doivent arrondir leurs fins de mois par des vols. Au prix où est la coke près du jardin anglais de Genève et à Brixton (les seules bourses de ces marchandises dont je connais les cours), il faut la rémunération des mannequins les plus primés pour financer honnêtement sa consommation.
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# Posté le dimanche 27 mai 2007 05:17

LE BONHEUR

LE BONHEUR
Pour les matérialistes, le bonheur est avant tout un plaisir dont nous souhaitons la durée. Le bonheur se mesure à deux caractères : la longueur et l’intensité. Un bonheur très bref est appelé plaisir. Entre plaisir et bonheur il n’y a qu’une différence de durée, pas de nature. Le bonheur et le plaisir ne sont qu'une seule et même chose. Notre corps ne supporte qu’une intensité limitée de plaisir, au delà d’un certain seuil, il y a la douleur. Il doit y avoir une méthode pour user des plaisirs. Il devrait donc y avoir un art de vivre dans l’usage du plaisir qui devrait nous donner le maximum de bonheur.


Pourtant le bonheur est-il une somme de plaisirs ?

Est-il exact que le bonheur et le plaisir soit une seule et même chose ?

Peut-on les situer sur le même plan?

Le plaisir est certainement une motivation que l'on peut poursuivre, mais y a-t-il des recettes pour être heureux ?

Les gens qui « ont tout pour être heureux » ne le sont pas forcément et ce n’est pas obligatoirement une maladresse de leur part. Le bonheur est-il de l'ordre d'une pratique?

Le bonheur est-il un simple hasard ?

Le bonheur est-il une sorte de grâce païenne qui survient d’elle-même, sans qu’on y prenne garde et qui défie toutes les prétentions d’une méthode ?

Le bonheur peut-il être le résultat d’une pratique ou d’un art de vivre ?
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# Posté le dimanche 27 mai 2007 05:22

UN AMI

UN AMI
C'est une personne, avec qui tu peux ouvrir ton cœur.

C'est une personne, avec qui tu te sens à l'aise dans toutes circonstances.

C'est une personne, à qui tu peux confier tes joies comme tes peines.

C'est une personne, en qui tu as confiance, sans même la connaître vraiment.

C'est une personne, qui te comprend et partage tes ambitions et tes rêves les plus fous.

C'est une personne, qui au plus profond de son âme te ressemble un peu.



Il ne demande de toi, aucun subterfuge ni artifice.

Il ne demande de toi, aucun sacrifice.

Il ne te demande pas d'être meilleur ou pire.

Il te demande juste d'être ce que tu es, d'être telle que dans ta vie de tous les jours.

Il te demande juste d'être toi tout simplement.




Quand tu es avec lui, tu n'as pas besoin d'être sur tes gardes.

Quand tu es avec lui, tu n'as pas besoin de te cacher sous un masque imaginaire.

Quand tu es avec lui, tu peux lui dire ce que tu penses ou te passe par la tête.

Quand tu es avec lui, tu peux lui avouer toutes tes petites envies, haines, et absurdités.

Quand tu es avec lui, tu te sens en sécurité.

Quand tu es avec lui, tu te sens protégée.



En sa compagnie, tu peux pleurer avec lui.

En sa compagnie, tu peux pécher avec lui.

En sa compagnie, tu peux rire avec lui.

En sa compagnie, tu peux prier avec lui.

En sa compagnie, tu peux chanter avec lui.

En sa compagnie, tu peux respirer librement.




En sa compagnie, tu sais que tu peux sans crainte donner libre cours à ton imagination.

En sa compagnie, tu sais que tu peux sans crainte donner libre cours à tes fantasmes.

En sa compagnie, tu sais que tu peux sans crainte donner libre cours à tes petits secrets.

En les lui dévoilant, tu sais sans crainte que tu vas les noyer dans l'océan de sa loyauté
.




je fais une dédicace à tout mes amis à ce jour perdus :

- Loic
- Aurélie
- Isa
- Elodie
- gaetan
- gregory
- florine
- thomas



......et tant d'autres !

# Posté le dimanche 27 mai 2007 06:20

Modifié le mardi 03 juillet 2007 07:10

LANGUAGE SMS

LANGUAGE SMS
Moi ce qui m'amuse beaucoup avec le langage sms c'est que je vois bien dans le futur plus d'étrangers qui sauront écrire en français correct, car ils l'auront appris en cours chez eux, plutôt que les français eux mêmes qui sous prétexte de mode, feignantise, ou par ridicule envie de se la jouer rebelle même dans la façon d'écrire se rapprochent de plus en plus de l'illéttrisme.


Après certains disent que c'est l'évolution, pourtant quand on regarde les 3 quarts de ce qui se dit en langage sms, ça donnerait des phrases une fois "traduites" en vrai français complètement ridicules, exemple parmi d'autres trouvé sur un site:
"gmeré savoir ki lé a surpri é pui ci ya til dan la ersion longue cil ny a pa dan la version courte" une fois traduite: j'aimerai savoir qui les a surpris et puis si il y a t'il dans la version longue s'il n'y a pas dans la version courte...




bref meme une fois traduit ça reste n'importe quoi, le sms ne se contente pas de tuer la langue française écrite, il donne aussi des phrases improbables si elles étaient prononcées oralement et par la même en vient a "tuer" l'intelligence.



Les enfants (majoritairement) maintenant vont énormément sur le net et y discutent pendant des heures en langage sms (plus qu'ils n'ont de temps pour apprendre l'orthographe à l'école) le résultat est visible et vérifié, le niveau de français est en baisse, les fautes "sms style" sont de plus en plus fréquentes dans les dictées et autres contrôles.




Le plus navrant reste pour moi l'introduction du sms dans le parlé oral. J'avoue éprouver de la pitié quand je vois un ado se mettre à rire en criant des "LOL" (je ne parle que de choses entendues de mes 2 oreilles) ou encore un autre qui félicite un ami par un "GG" (gg=good game dans les jeux online).

Je pense que si le langage sms c'était cantonné au téléphone portable, il n'y aura pas trop lieu de polémiquer. L'ennui c'est qu'il est de plus en plus présent sur presque tous les supports (même sur certaines chaînes de télévision basant leur programmation sur les jeunes...) et que ce n'est pas une mode qui diminue mais au contraire se développe.


ps: Je m'excuse pour mes éventuelles fautes d'orthographe, je ne suis pas un Pivot non plus mais "c tjs mieu kécrir an sms lol tro dla bal mdr"

# Posté le dimanche 27 mai 2007 14:11