Il ne faut pas le nier, la place du sexe dans la vie d'un être humain est importante. Même si nous sommes tous différents face au sexe, car il vêt plusieurs aspects
(procréation, plaisir, sociaux, moraux ou religieux, etc.) tous nous aspirons à une satisfaction sur ce point là et ce, dès la plus petite enfance. Si pour beaucoup cela se passe très bien, pour certains, c'est très loin d'être aussi simple et évident.
Constat :
Des gens vivent une misère sexuelle.
C'est un fait qu'il ne faut pas nier, beaucoup de personnes n'ont pas une sexualité épanouie,
cela peut venir de plusieurs facteurs :
Ils ne trouvent personne pour partager ces moments intimes car ils n'ont pas un physique faisant partie des critères de « beauté » de notre société actuelle ;
Ils ne trouvent personne de compatible avec leur caractère ;
Ils ont du mal à aller vers l'autre et se renferment sur eux-même ;
Ils se mettent avec quelqu'un avec qui ils ne sont pas en phase sur ce point là ;
Ils cherchent encore leur réelle orientation ;
Ils ne veulent pas (s')avouer leurs orientations et attirances sexuelles ;
etc.
Troubles, deviances, perversité
Les cultures, les tabous, les coutûmes religieuses et sociales, régissent le comportement sexuel et tout ceux qui ne sont pas dans la
« normalité » ont du mal à être satisfait. L'éventail des orientations ou attirance est très large, les plus connus sont l'hétérosexualité, l'homosexualité, la bisexualité et l'asexualité mais elles ne sont pas les seules, on peut aussi citer : l'acomoclitisme, l'exhibitionnisme, le fétichisme sexuel, la manophilie, l'ondinisme le sado-masochisme
(BDSM), la sitophilie, sans oublier la pédérastie, la pédophilie, le frotteurisme, etc. Bref, il y en a tout un tas ! Certaines citées ici sont même délictueuses ou criminelles. Mais il ne faut pas non plus faire l'autruche ni se voiler la face, ces pratiques ont existé et existent, c'est d'ailleurs pour ça que la sexologie est apparue.
La prostitution
Pour mémoire, la prostitution est d'accepter ou d'obtenir en échange d'une rémunération une relation sexuelle, elle est souvent appelée
« le plus vieux métier du monde ».
Deux conceptions s'affrontent à ce sujet :
Abolition car c'est une forme d’exploitation
Activité comme une autre qu’il suffit de réglementer
Vous, je ne sais pas mais moi, je pense que ce n'est ni une activité comme une autre ni que c'est de l'exploitation
(dans le sens de la définition pure) mais une activité essentielle à toute société qu'il faut encadrer et réglementer.
La prostitution actuelle
Ne baignant pas dans le milieu ni étant consommateur
(mon côté radin peut être, s'il faut payer ça me coupe) je ne peux que faire confiance à ce que j'ai pu lire ou entendre ici ou là ou observer.
Les hommes et les femmes qui se prostituent aujourd'hui qui sont-ils ?
Pour beaucoup, ce sont des réseaux mafieux qui exploitent ces personnes, souvent étrangères au pays, et souvent dans des conditions de barbaries inacceptables dans un pays civilisé comme le notre.
Ce sont également des immigrés
(légaux ou non) qui ont du mal à s'en sortir et n'ont trouvé que ça pour survivre.
Cependant, il existe encore et toujours une
« prostitution à la française » où les femmes et les hommes louent leur corps par goût (eh oui, pour certains c'est un fantasme) mais cela peut être aussi par nécessité
(précarité) voire pour d'autres, par facilité
(gain facile et rapide).
La société face aux travailleurs du sexe et au sexe en général
Il y a une chose qui m'intrigue dans notre société, c'est notre comportement de faux-cul face aux gens qui gagnent leur vie grâce au sexe.
D'un côté, on fait de véritables stars des acteurs et actrices de porno, on admet facilement les établissements à
« show chaud » (revues avec danseuses nues, strip-tease, bar à entraîneuses, etc.), presque chaque ville à ses sex-shop et pour les plus grandes, ses
« boites à partouses » (clubs échangistes et autres établissements du style) mais par contre, il faut abolir la prostitution...
Je comprend tout à fait que certains veulent protéger leurs enfants ou leur propre pudeur de tout ceci
(le sexe pour le sexe c'est tabou, on en viendra tous à bout) et je comprend également qu'il ne doit pas être agréable de voir dans sa rue plus de prostitué(e)s que de lampadaires.
Les maisons closes
On arrive donc au cœur de mon idée qui est la restauration des maisons closes
(ou lupanar).
Si c'est fait intelligemment, cela ne peut être
QUE bénéfique.
Fini les prostitué(e)s sur les trottoirs
Lieux identifiés et connus
Fin des immigrations forcées de jeunes femmes et jeunes hommes pour les prostituer de force
Amputer les mafias et pègres d'une part non négligeable de leur revenu
Mais il faut aller encore plus loin ! Non seulement l'état ré-autorise l'ouverture de ces établissements mais doit en assurer un certain contrôle et un suivi. Cela signifie donc :
Une protection des prostitué(e)s, métier reconnu, donc non seulement ils payeraient des impôts
(ce qui est déjà le cas) mais bénéficieraient également de toute la panoplie de couverture sociale
(ce qui n'est pas le cas actuellement),
Suivi médical des prostitué(e)s
(ça c'est de la santé publique)
On peut même aller encore plus loin !
Salaire fixe avec, pourquoi pas, intéressement aux bénéfices ou
« prime de rendement » (lutte contre la précarité)
Une partie des bénéfices utilisée à des fins de reclassement
Charte de confidentialité des établissements
(respect de la vie privée des clients)
Une TVA spéciale
(ça c'est pour la dette publique)
Bref, à moi ça me semble une excellente idée à envisager et étudier de près. Certes, cela ne résoudera pas tous les problèmes, mais je suis convaincu que cela en éliminera beaucoup.
Il faut rouvrir les bordels bordel !